Monuments
Restauration de la cloche de l’église Saint Mainbeuf datant de 1853.
Comme chacun peut s’en douter, l’usure des points de frappe est naturelle pour les cloches qui sonnent sans interruption.
L’usure des points de frappe fragilise la cloche et peut provoquer la fêlure ou la cassure du bord de frappe.
Après une expertise minutieuse effectuée en 2019, il a été constaté un pourcentage d’usure des points de frappe de notre cloche estimée à 15 %.
Or, à partir de 10 % d’usure, il y a un risque de fêlure, et à partir de 20 %, il est conseillé d’arrêter la sonnerie de la cloche Pour ne pas en arriver à cette déconvenue, notre cloche est donc partie quelques mois sous l’expertise de la société Bodet Campanaire, qui a élaboré un procédé breveté de restauration par recharge des bords de frappe.
Quant aux équipements mécaniques, il a également été relevé que le battant de notre cloche était usé.
Ce dernier était devenu plus dur que le bronze de la Cloche, et un battant qui tape plus fort contribue à accélérer ce phénomène d’usure. Ce battant sera remplacé par un élément neuf.
De même, le mouton en bois, ainsi que les ferrures de suspension seront restaurées et/ou changées.
Tout cela permettra la remise de la cloche dans son sens de balancement d’origine, et le battant neuf pourra reprendre une sonnerie en lancer franc.
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-saint-mainboeuf-de-villebernier/102619
Eglise de Villebernier
Le territoire de Villebernier, à quelques kilomètres à l’est de Saumur, est implanté entre la Loire et l’Authion. Si le nom trouve son origine dans une villa gallo-romaine, l’occupation humaine remonte certainement à l’Antiquité. La population s’est protégée des crues de la Loire en édifiant des tertres en terre, les « turcies ». L’église actuelle, élevée au bord de la Loire, au centre du bourg, date du second tiers du XIIe siècle. Elle est placée sous le vocable de saint Mainbœuf, né à Villebernier, évêque d’Angers vers 610. L’église appartenait par donation au chapitre de l’église collégiale Saint-Mainbœuf d’Angers, propriété qui fut confirmée par une bulle du pape le 12 janvier 1155. la veille de la Révolution, la paroisse dépendait de l’archiprêtré de Bourgueil, de l’élection de Saumur.
L’église, orientée, comprend une nef rectangulaire et un clocher qui appartiennent à l’édifice roman. Leur succède un chœur de la première moitié du XVIe s., à abside polygonale à trois pans. la même époque, l’église est augmentée au sud d’une chapelle rectangulaire de deux travées. Ainsi l’église romane a été modernisée par la reconstruction du chœur et agrandie par l’adjonction d’une grande chapelle.
La nef fut allongée au XVe siècle. la fin du XIXe s., voire au tout début du XXe s., elle fut à nouveau agrandie et la petite façade ouest, très simple, édifiée. Nous savons que la nef a bénéficié d’importants travaux de restauration et que le porche en charpente, au sud, fut reconstruit par l’architecte Dubos en 1903.
La nef est construite en bel appareil moyen de tuffeau à assises régulières. Le mur nord est percé de trois grandes baies appartenant à la dernière campagne de réfection et d’agrandissement de la nef. Le mur nord conserve obstruées deux petites baies romanes. Le mur sud de la nef montre, à l’est, une étroite petite fenêtre romane, identique. l’intérieur, la nef apparaît fortement banalisée par son plafond lambrissé. Un porche en charpente vient abriter l’accès principal à l’église qui s’effectue par un petit portail roman. l’est de la nef se dresse le beau clocher roman probablement du troisième quart du XIIe siècle. On peut en voir la totalité de l’élévation au nord. Au-dessous de la base carrée, le mur est percé au premier étage de quatre arcatures aveugles en plein cintre et, au second étage, le beffroi au massif plus étroit ouvre sur chacune des quatre faces par deux baies à double rouleau reposant sur des colonnes à chapiteaux à feuillages triangulaires. De hautes colonnettes à chapiteaux à feuillages en pointe identiques amortissent les quatre angles du beffroi, tandis que deux cordons sculptés délimitent les niveaux.
Une toiture en pavillon à égout retroussé coiffe la tour. C’est en avril 1859 que fut abattue la flèche en pierre de 13,60 mètres de hauteur. L’architecte diocésain Joly-Leterme la qualifiait dans son rapport du 24 décembre 1856 « d’un poids énorme, déjà reprise en plusieurs endroits et à différentes époques, chargeant énormément les pieds-droits [de la tour] dont la base est ruinée ». Joly-Leterme à l’issue de son expertise, préconisait le remplacement de l’édifice par une construction neuve. Le clocher de Villebernier, de la pleine période romane, est particulièrement représentatif du type de clocher angevin à double étage, l’un d’arcature aveugle, l’autre pour les baies au beffroi. La travée sous clocher de Villebernier est couverte en berceau plein cintre avec doubleau disposé entre les deux arcs.
Le chœur du XVIe siècle a succédé au chœur roman. Son comble vient s’adosser au beffroi. Ce chœur possède une belle voûte d’ogives à six quartiers avec des arcs à mouluration prismatique. Célestin Port signale qu’en 1534 « les habitants allongèrent leur église, elongaverunt ecclesiam, sans doute en y ajoutant l’abside actuelle ». La travée sous clocher et le chœur ouvrent par de larges cintres sur la chapelle latérale sud, contemporaine du chœur. Cette chapelle, de plan rectangulaire, aux maçonneries au bel appareil de tuffeau, possède deux murs-pignons. Les pignons sont dotés de rampants assisés, sculptés d’animaux au niveau des crossettes et de choux frisés au sommet. La chapelle, à deux travées, est voûtée d’ogives à quatre quartiers. Les ogives, à mouluration prismatique, naissent de culots moulurés.
Le chevet plat est percé d’une grande fenêtre à meneau et oculus, et le côté sud prend jour au moyen de deux fenêtres amorties en trilobe.
La juxtaposition arbitraire du chœur et de la chapelle du XVIe s. au clocher roman traduit l’histoire de l’édifice. La chapelle cohabite, offrant un spacieux volume et une belle silhouette.
Les travaux, pour lesquels la Sauvegarde de l’Art français a octroyé une aide de 8 000 euros en 2004, concernent la restauration de la chapelle sud menacée d’effondrement en raison de la poussée des voûtes
Manoir de Launay
Le Manoir de Launay est la demeure de prédilection du Roi René où est organisé en 1446 le tournoi légendaire de la "Joyeuse Garde". Le monument illustre parfaitement le passage de l'architecture défensive à l'architecture de plaisance de la Renaissance.
Après trois années passées dans son royaume de Naples (1435-1442), le "Bon Roi René", duc d'Anjou, acquiert ce Manoir du fin quatorzième, en 1444. Agrandissement et embellissement font de Launay pour René et Isabelle de Lorraine, sa première épouse, puis Jeanne de Laval, sa seconde épouse, une demeure de prédilection où est organisé le tournoi légendaire de la "Joyeuse Garde".
Cette période charnière de la fin du Moyen Âge est visible dans son architecture, où douves et tourelles ne sont que symboliques et non pas défensives. René y introduit précocement l'esprit de la Renaissance dans sa manière de vivre à l'italienne où le plaisir esthétique et le goût de la nature l'emportent sur la vie de cour.
Chapelle, appartements des seigneurs, galerie, chambres de retrait, "colombier", cuisine, cour d'honneur et basse cour à colonnades ont gardé leur intégrité du XIVème/XVème siècle.
A la mort de René en 1480, Launay devient la propriété de Louis XI, puis de son fils Charles VIII, enfin de Louis XII, plus tard à un Claude de Bretagne.
Expositions : "L'Outil, Poésie Ouvrière" sur le bois, le fer et la pierre, collection d'outils de 2 à 3 siècles, collection de bustes du talentueux Yann Grégoire.
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Restauration de la cloche de l’église Saint Mainbeuf datant de 1853.
Comme chacun peut s’en douter, l’usure des points de frappe est naturelle pour les cloches qui sonnent sans interruption.
L’usure des points de frappe fragilise la cloche et peut provoquer la fêlure ou la cassure du bord de frappe.
Après une expertise minutieuse effectuée en 2019, il a été constaté un pourcentage d’usure des points de frappe de notre cloche estimée à 15 %.
Or, à partir de 10 % d’usure, il y a un risque de fêlure, et à partir de 20 %, il est conseillé d’arrêter la sonnerie de la cloche Pour ne pas en arriver à cette déconvenue, notre cloche est donc partie quelques mois sous l’expertise de la société Bodet Campanaire, qui a élaboré un procédé breveté de restauration par recharge des bords de frappe.
Quant aux équipements mécaniques, il a également été relevé que le battant de notre cloche était usé.
Ce dernier était devenu plus dur que le bronze de la Cloche, et un battant qui tape plus fort contribue à accélérer ce phénomène d’usure. Ce battant sera remplacé par un élément neuf.
De même, le mouton en bois, ainsi que les ferrures de suspension seront restaurées et/ou changées.
Tout cela permettra la remise de la cloche dans son sens de balancement d’origine, et le battant neuf pourra reprendre une sonnerie en lancer franc.
https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-saint-mainboeuf-de-villebernier/102619
Eglise de Villebernier :
Le territoire de Villebernier, à quelques kilomètres à l’est de Saumur, est implanté entre la Loire et l’Authion. Si le nom trouve son origine dans une villa gallo-romaine, l’occupation humaine remonte certainement à l’Antiquité. La population s’est protégée des crues de la Loire en édifiant des tertres en terre, les « turcies ». L’église actuelle, élevée au bord de la Loire, au centre du bourg, date du second tiers du XIIe siècle. Elle est placée sous le vocable de saint Mainbœuf, né à Villebernier, évêque d’Angers vers 610. L’église appartenait par donation au chapitre de l’église collégiale Saint-Mainbœuf d’Angers, propriété qui fut confirmée par une bulle du pape le 12 janvier 1155. la veille de la Révolution, la paroisse dépendait de l’archiprêtré de Bourgueil, de l’élection de Saumur.
L’église, orientée, comprend une nef rectangulaire et un clocher qui appartiennent à l’édifice roman. Leur succède un chœur de la première moitié du XVIe s., à abside polygonale à trois pans. la même époque, l’église est augmentée au sud d’une chapelle rectangulaire de deux travées. Ainsi l’église romane a été modernisée par la reconstruction du chœur et agrandie par l’adjonction d’une grande chapelle.
La nef fut allongée au XVe siècle. la fin du XIXe s., voire au tout début du XXe s., elle fut à nouveau agrandie et la petite façade ouest, très simple, édifiée. Nous savons que la nef a bénéficié d’importants travaux de restauration et que le porche en charpente, au sud, fut reconstruit par l’architecte Dubos en 1903.
La nef est construite en bel appareil moyen de tuffeau à assises régulières. Le mur nord est percé de trois grandes baies appartenant à la dernière campagne de réfection et d’agrandissement de la nef. Le mur nord conserve obstruées deux petites baies romanes. Le mur sud de la nef montre, à l’est, une étroite petite fenêtre romane, identique. l’intérieur, la nef apparaît fortement banalisée par son plafond lambrissé. Un porche en charpente vient abriter l’accès principal à l’église qui s’effectue par un petit portail roman. l’est de la nef se dresse le beau clocher roman probablement du troisième quart du XIIe siècle. On peut en voir la totalité de l’élévation au nord. Au-dessous de la base carrée, le mur est percé au premier étage de quatre arcatures aveugles en plein cintre et, au second étage, le beffroi au massif plus étroit ouvre sur chacune des quatre faces par deux baies à double rouleau reposant sur des colonnes à chapiteaux à feuillages triangulaires. De hautes colonnettes à chapiteaux à feuillages en pointe identiques amortissent les quatre angles du beffroi, tandis que deux cordons sculptés délimitent les niveaux.
Une toiture en pavillon à égout retroussé coiffe la tour. C’est en avril 1859 que fut abattue la flèche en pierre de 13,60 mètres de hauteur. L’architecte diocésain Joly-Leterme la qualifiait dans son rapport du 24 décembre 1856 « d’un poids énorme, déjà reprise en plusieurs endroits et à différentes époques, chargeant énormément les pieds-droits [de la tour] dont la base est ruinée ». Joly-Leterme à l’issue de son expertise, préconisait le remplacement de l’édifice par une construction neuve. Le clocher de Villebernier, de la pleine période romane, est particulièrement représentatif du type de clocher angevin à double étage, l’un d’arcature aveugle, l’autre pour les baies au beffroi. La travée sous clocher de Villebernier est couverte en berceau plein cintre avec doubleau disposé entre les deux arcs.
Le chœur du XVIe siècle a succédé au chœur roman. Son comble vient s’adosser au beffroi. Ce chœur possède une belle voûte d’ogives à six quartiers avec des arcs à mouluration prismatique. Célestin Port signale qu’en 1534 « les habitants allongèrent leur église, elongaverunt ecclesiam, sans doute en y ajoutant l’abside actuelle ». La travée sous clocher et le chœur ouvrent par de larges cintres sur la chapelle latérale sud, contemporaine du chœur. Cette chapelle, de plan rectangulaire, aux maçonneries au bel appareil de tuffeau, possède deux murs-pignons. Les pignons sont dotés de rampants assisés, sculptés d’animaux au niveau des crossettes et de choux frisés au sommet. La chapelle, à deux travées, est voûtée d’ogives à quatre quartiers. Les ogives, à mouluration prismatique, naissent de culots moulurés.
Le chevet plat est percé d’une grande fenêtre à meneau et oculus, et le côté sud prend jour au moyen de deux fenêtres amorties en trilobe.
La juxtaposition arbitraire du chœur et de la chapelle du XVIe s. au clocher roman traduit l’histoire de l’édifice. La chapelle cohabite, offrant un spacieux volume et une belle silhouette.
Les travaux, pour lesquels la Sauvegarde de l’Art français a octroyé une aide de 8 000 euros en 2004, concernent la restauration de la chapelle sud menacée d’effondrement en raison de la poussée des voûtes
Manoir de Launay :
Le Manoir de Launay est la demeure de prédilection du Roi René où est organisé en 1446 le tournoi légendaire de la "Joyeuse Garde". Le monument illustre parfaitement le passage de l'architecture défensive à l'architecture de plaisance de la Renaissance.
Après trois années passées dans son royaume de Naples (1435-1442), le "Bon Roi René", duc d'Anjou, acquiert ce Manoir du fin quatorzième, en 1444. Agrandissement et embellissement font de Launay pour René et Isabelle de Lorraine, sa première épouse, puis Jeanne de Laval, sa seconde épouse, une demeure de prédilection où est organisé le tournoi légendaire de la "Joyeuse Garde".
Cette période charnière de la fin du Moyen Âge est visible dans son architecture, où douves et tourelles ne sont que symboliques et non pas défensives. René y introduit précocement l'esprit de la Renaissance dans sa manière de vivre à l'italienne où le plaisir esthétique et le goût de la nature l'emportent sur la vie de cour.
Chapelle, appartements des seigneurs, galerie, chambres de retrait, "colombier", cuisine, cour d'honneur et basse cour à colonnades ont gardé leur intégrité du XIVème/XVème siècle.
A la mort de René en 1480, Launay devient la propriété de Louis XI, puis de son fils Charles VIII, enfin de Louis XII, plus tard à un Claude de Bretagne.
Expositions : "L'Outil, Poésie Ouvrière" sur le bois, le fer et la pierre, collection d'outils de 2 à 3 siècles, collection de bustes du talentueux Yann Grégoire.


